mercredi 19 octobre 2016

Au mépris de la loi



C'est inquiétant, très inquiétant, ces policiers qui manifestent, nombreux, hors de tout cadre légal, sans aucune autorisation. Et quand ils huent leur supérieur hiérarchique venu visiter un commissariat, c'est consternant. Ceux que la République a chargé d'intervenir au nom de la loi agissent désormais au mépris de la loi. Le ministre de l'Intérieur, tout en condamnant ces comportements factieux, a dit "comprendre" l'exaspération des policiers. Cazeneuve est bon prince ou habile tacticien : moi, je ne suis ni l'un ni l'autre, simplement citoyen qui ne "comprend" pas du tout que les forces de l'ordre introduisent le désordre. Je condamne absolument, je ne leur trouve aucunes circonstances atténuantes.

La République est bonne fille : elle a donné aux policiers le droit de grève et de manifester, la liberté syndicale, comme à n'importe quel salarié. C'est une bonne chose. Mais, comme n'importe quel salarié, les policiers doivent accepter de se soumettre aux règles. Qu'ils aient des revendications à faire entendre, soit ; mais dans les limites de la loi, qui est fort libérale en la matière.

On me dira que la colère ne se commande pas, que la cause est juste, qu'il y a le feu à la maison. Non, non et non : je n'accepte pas l'argument. Les policiers, parce qu'ils sont les protecteurs de l'ordre républicain, doivent avoir un comportement exemplaire, responsable et maîtrisé : ces jours-ci, ce n'est pas le cas. Leur justification ne tient même pas ! Leurs collègues ont été violemment attaqués par des voyous et grièvement blessés. Il faut bien sûr condamner l'acte, sévir contre les auteurs et soutenir les victimes, mais rappeler aussi que ce sont les risques du métier.

Depuis que le monde est monde, les forces de l'ordre combattent les forces du désordre, les forces du désordre s'en prennent aux forces de l'ordre. Il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps. Dit plus gentiment, c'est le jeu du gendarme et du voleur. Sauf que la réalité n'est pas gentille, mais beaucoup plus dure : entre flics et délinquants, c'est l'éternelle guéguerre. Est-elle pire aujourd'hui qu'hier ? Je n'en sais rien. D'ailleurs, le problème n'est pas là, mais dans ce mélange de sensiblerie outragée, d'individualisme féroce et de réaction victimaire qui caractérisent notre époque : comme tout le monde aujourd'hui, les policiers veulent être écoutés, reconnus et, pourquoi pas, aimés. Mais non : ce n'est pas ça, la vie.

Je suis stupéfait d'entendre dire que des policiers ont peur et se sentent en danger. C'est le monde à l'envers : ceux qui ont pour mission de protéger les citoyens demandent à être protégés. Quelque chose ne va vraiment plus dans la République ! Que les personnels de police réclament des hausses de salaire, des primes supplémentaires, une meilleure couverture sociale, des conditions de travail améliorées, des moyens plus nombreux, que sais-je encore, j'admets, j'accepte. Mais qu'ils se plaignent de ce qui est le cœur de leur métier, non, ça ne va plus. C'est comme si un enseignant se plaignait parce que ses élèves sont difficiles, ou si un ouvrier du bâtiment pestait contre les parpaings trop lourds à transporter.

Les policiers, hélas, se laissent influencer par notre société, qui ne cesse de gémir, de se dire fatiguée, exténuée, épuisée, qui nous fait le coup de la souffrance au travail et, cerise sur le gâteau, du chantage au suicide. Ces comportements d'enfants sont détestables. La puérilité ambiante leur donne un semblant de légitimité. Le flic qui trouve anormal que des délinquants lui tirent dessus, l'enseignant qui trouve anormal que des élèves soient indisciplinés, le terrassier qui critique une terre si dure, la femme de ménage qui maudit la poussière n'avaient qu'à ne pas faire ce métier, si c'est le confort qu'ils privilégient. Dans quel monde de rêve vivent-ils ? Dans quelle impossible perfection se complaisent-ils ?

Je me méfie toujours de ceux qui ont la main sur le cœur et la larme à l'œil. L'émotion apparente cache des sentiments moins tendres. Ainsi, un sondage nous apprend que 57% des policiers seraient prêts à voter pour l'extrême droite. 57% ! C'est effrayant. Non seulement les forces de l'ordre provoquent le désordre, mais le bras armé de la République éprouve une attirance pour les néo-fachos du FN. Effrayant ! Force doit revenir à la loi, et les républicains, qui sont nombreux parmi les policiers, doivent revenir sous la seule bannière de la République.

31 commentaires:

Erwan Blesbois a dit…

Les policiers objectivement sont des prolétaires, mais ils sont au service du grand capital, ils en sont les chiens de garde. Les policiers sont des victimes que leurs maîtres n'hésitent pas à traîner dans la boue, à la moindre "bavure". Ils sont lâchés sans scrupules par leurs maîtres et mis en examen à la moindre peccadille, pour calmer la colère populaire qui se trompe de cible. Il ne faut pas se tromper d'ennemi, les flics sont de la même classe sociale que les classes laborieuses, et que les jeunes sans emplois ou en emplois précaires. Les flics servent de défouloir à toutes les frustrations sociales qui ne cessent de s'accroître. Retenons que les policiers ne sont que des prolétaires qui jouent le rôle de chiens de garde, et pour qui leurs maîtres bien à l'abri, n'ont que mépris, comme pour tout le reste de l'humanité d'ailleurs et du règne animal et végétal, les maîtres se jouent du citoyen lambda, avec un ricanement de cynisme. C'est le libéralisme qui est criminel, le grand patron ou grand actionnaire lambda doit regarder les pauvres taper sur d'autres pauvres, alors qu'il est bien à l'abri, avec un grand ravissement dans son cœur, voire une petite pointe de sadisme et de jouissance perverse.
Quant au "produit" Macron, c'est une comète de marketing, un produit standardisé voué à l’obsolescence programmée, c'est à peine un être humain, je me demande même parfois si ce n'est pas un robot très bien fait et dont le programme est conçu pour servir les intérêts du grand capital.

Emmanuel Mousset a dit…

On voit bien que tu n'as jamais rencontré de ta vie un prolétaire ...

Erwan Blesbois a dit…

Je suis un "prolétaire", puisqu'un prolétaire au sens propre est quelqu'un qui n'a de richesse que sa progéniture.

Anonyme a dit…

Ce qui n'est qu'un aspect des choses : chez tous les soutiers de la société française, ceux en première ligne dans les problèmes qu'affrontent les Français, et il n'y a donc pas que chez les policiers et forces de l'ordre que le FN fait des scores d'influence supérieurs à son espérance de vote. Ce sont aussi tous les fonctionnaires de catégorie C et B qui sont concernés. Toutes les études électorales montrent que dans ces catégories socio-professionnelles le FN fait un score impressionnant pour un secteur qui lui était, il n'y a pas encore si longtemps, fortement hostile. Ils en ont assez de subir des conditions de travail dégradées, pour toujours plus de travail pour un salaire toujours plus faible et une protection sociale et médicale de plus en plus poreuse, faible.

Vos réflexions puériles témoignent de votre ignorance du vécu professionnel des métiers auxquels vous vous en prenez. Mais dans quel monde vivez-vous monsieur Mousset? Celui d'un bisounours qui se refuse, comme lors d'une crise d'adolescence attardée, le monde réel tel qui est et celui que vivent nos compatriotes.
D'ailleurs votre choix en faveur de Macron en est un autre signe flagrant, celui de votre déconnexion d'avec le monde réel. Macron n'est qu'un politicien totalement déconnecté, avec bien peu d'expérience politique pour prétendre exercer dès 2017 la magistrature suprême de notre pays.

Emmanuel Mousset a dit…

1- Ouvre-moi ton compte en banque et on en reparlera.

2- Je suppose que ce n'est pas à un vieux facho comme vous qu'on apprend à faire des grimaces. Estimez-vous heureux que je publie vos messages frontistes. C'est que je suis républicain, contrairement à vous.

Anonyme a dit…

Comme tous les gens de gauche paresseux et conformistes Monsieur Mousset voit du fascisme partout ce qui arrange bien et facilite, trop bien, une analyse superficielle des évènements en cours. Comme les militants d'extrême-gauche dont fût votre premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis. Libre à vous de préférer les discours lénifiant et soporifique mais ne vous étonnez pas de vous retrouver avec une gueule de bois fort désagréable en conséquence de votre aveuglement.
Personne n'a le monopole d'être républicain, surtout pas vous le défenseur d'une Europe et d'une mondialisation néolibérale qui détruit le pacte social républicain notamment celui instauré depuis la Libération par le programme du Conseil National de la Résistance élaboré par toutes les forces politiques résistantes en mars 1944 sous l'égide de Jean Moulin et du général de Gaulle. Alors que la France était un pays occupé et ruiné ce fût un programme progressiste que vos amis politiques s'emploient à détruire progressivement depuis mars 1983.
Le caractère superficiel de votre réponse prouve que vous n'avez que bien peu d'arguments sérieux à m'opposer.

Emmanuel Mousset a dit…

Pas de temps à perdre avec un facho.

Anonyme a dit…

Facho vous-mêmes !

Emmanuel Mousset a dit…

Non, car contrairement à vous, je n'ai aucune indulgence envers le FN.

Maxime Lépine a dit…

Vous êtes vraiment obligé de traiter de fachos tous vos adversaires? Ça fait très puéril... d'autant plus que je n'ai rien vu de vraiment fasciste dans les commentaires précédents. Dire que le FN fait de bons scores ce n'est pas du fascisme c'est du factuel. Et on peut critiquer Mitterrand et l'UE sans avoir un poster de JMLP dans sa chambre...

Emmanuel Mousset a dit…

Bien d'accord, mais certains commentaires cachent des frontistes honteux, qui n'osent pas se l'avouer. Je ne fais que les démasquer.

Anonyme a dit…

Super Emmanuel Mousset ! Mieux que Zorro ! Qui démasque les frontistes honteux !Vous devriez demandez à l'ex-trotskyste opportuniste et actuel secrétaire du parti "socialiste" de vous embaucher ! Vous êtes encore plus fort que lui dans la traque aux frontistes honteux. Ou plutôt ceux qui ne donnent pas dans la bien-pensance de gauche. Ou bien tous ceux qui osent ne pas penser comme lui. Mais faites attention vous pourriez inclure dans votre liste de suspects ( comme en 1793, dans la Terreur révolutionnaire) Malek Boutih et ses déclarations incendiaires sur la nécessaire "mise au pas" de la racaille des banlieues et quartier, des cités, comme l'on dit, des territoires perdus de la République d'après le livre du même titre paru il y a 14 ans. Après Jean-Pierre Chevènement, vous allez pouvoir aussi dénoncer Jean-Luc Mélenchon et son patriotisme de gauche qui, en fait cache aussi un frontisme honteux. C'est bien connu patriotisme égale nationalisme égale guerre. Le patriotisme, un honteux repli sur soi, indigne d'une mondialisation heureuse

Anonyme a dit…

Cette réductio ad Le Pen n'est que l'argument ultime d'autorité de ceux qui sont à court d'arguments.

Emmanuel Mousset a dit…

1- Il n'est pas honteux d'être ou d'avoir été trotskiste. Mais il est scandaleux d'être frontiste, c'est-à-dire fasciste ou ce qui en tient lieu aujourd'hui.

2- Mon opposition au FN est une question de principe, pas d'arguments.

Maxime Lépine a dit…

Ah là je ne suis pas d'accord: communiste ou "facho" c'est pareil. D'un point de vue personnel je trouve les communistes encore pires.

Emmanuel Mousset a dit…

Oui, ce sont deux totalitarismes aux conséquences tragiques. Mais le communisme est, au départ, un beau rêve (l'émancipation du prolétariat) qui tourne très mal, alors que le fascisme est dès le départ un cauchemar (l'inégalité des races). J'aime les communistes tant qu'ils restent des rêveurs, en dehors du pouvoir.

Erwan Blesbois a dit…

Chirac a dit « Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme, et qu’il conduira aux mêmes excès. L’un comme l’autre sont des perversions de la pensée humaine ». Je souscris. Le communisme a un idéal, celui du bonheur : or le bonheur n'est jamais la règle collective mais l'exception individuelle, dans de rares cas, ou de brèves périodes. Le libéralisme fait appel au cerveau reptilien de l'humanité et n'a pour dogme que l'ego : la mondialisation n'est pas heureuse, elle est uniformatrice, dans la négation des cultures plurielles, dans la destruction de l'environnement, et fera au final plus de morts que le communisme. Macron est le plus dangereux, car il est à l'avant garde de cette idéologie mortifère, peut-être plus dangereux que le FN, qui est un mouvement réactionnaire, souverainiste et apparemment selon MLP, anti-libéral, se réclamant de de Gaulle, selon Philippot . Je ne nie pas chez le FN, les arrière-pensées racistes, l'obsession sécuritaire et sur le thème de l'immigration excessive ; ce dernier point qui mériterait d'ailleurs débat.

Emmanuel Mousset a dit…

Citoyen Blesbois, fais ton choix et assume : le social-libéral Macron ou le social-facho Philippot.

Erwan Blesbois a dit…

Le choix demande une longue maturation, il ne peut se faire sur un coup de tête. D'autre part, le ciel soit loué, il y a d'autres alternatives que ces deux là : je pencherais pour l'aile gauche du PS, qui n'a jamais eu l'occasion de faire ses preuves depuis 1983 et que le courant libéral au sein du PS, l'emporte.

Emmanuel Mousset a dit…

Une longue maturation ou une longue masturbation ? Mais tu as raison de pencher pour des gens qui n'ont jamais fait leurs preuves (et pour cause). C'est plus facile.

Erwan Blesbois a dit…

L'ennemi numéro un est selon moi le libéralisme, le dogme de l'ego, qui déteint sur le comportement de nos concitoyens, et la dégradation de l'environnement. Après il y a des différences, des nuances entre les partis français, qui ne changeront pas grand chose à la situation mondiale. De toute façon, la France avec ses petits bras musclés ne résistera pas toute seule au rouleau compresseur de la mondialisation, grâce à la potion magique nommée souverainisme. Il faudrait pour cela que l'idéologie libérale soit frappée au cœur, dans son berceau les Etats-Unis, or ces derniers remettront-ils en cause l'idéologie dont toute leur histoire est imprégnée, dont ils sont si fiers, et le monde entier également, à travers leur cinéma, leur culture, leurs produits uniformisateurs, destructeurs des cultures plurielles, et dont les plus fragiles sont les premières victimes : les classes populaires où l'on donne aux enfants des prénoms anglo-saxons. En gros je crois bien que nous sommes mal barrés, avec les Chinois qui sont dedans jusqu'au cou, et la France n'est qu'une frêle barque entraînée dans le torrent du libéralisme. Le réalisme dont tu fais preuve est d'accompagner ce mouvement plutôt que d'y résister, car de toute façon, on ne peut pas y résister, c'est surpuissant.

Philippe a dit…

Mon opposition au socialisme est une question de principe.
Il fut le point idéologique commun entre communisme et nazisme.
On peut stigmatiser tous les "ismes", y compris les religieux, car tous sont à l'origine d'horreurs, massacres, crimes de guerre, etc.
Les "ismes" sont le refuge des tempéraments sectaires encadrés par des pervers.

Maxime Lépine a dit…

Rêve, cauchemar... c'est subjectif tout ça.

Erwan Blesbois a dit…

Mais la véritable attitude héroïque est la résistance, et de se battre coûte que coûte contre le libéralisme, et les comportement de prédation de l'ego dans la vie de tous les jours, de défendre notre culture jusqu'au bout, jusqu'à la fin de l'espèce humaine qui est probable. Car le nouveau fascisme uniformisateur aussi dangereux que le communisme (beaucoup plus selon moi), comme le dit Chirac lui-même, est le libéralisme, non le souverainisme qui en constitue un mouvement de réaction, et dont le sous-produit du libéralisme, le multiculturalisme n'est que de la poudre aux yeux, un baume dérisoire destiné à donner bonne conscience à des bobos en manque d'idéal, mais sur une plaie purulente qui nécessiterait de la chirurgie. Un archétype de cette attitude héroïque de résistance : le réalisateur britannique Ken Loach par exemple, il y a d'autres exemples encore plus significatifs.

Anonyme a dit…

Que ce soit Blum et/ou Mitterrand, ils n'avaient pas fait leurs preuves et pourtant le peuple les a élus et nous ne nous en sommes pas portés plus mal. Le bilan du ministre de l'économie Emmanuel Macron n'est pas brillant donc il n'y a pas de raison de l'élire pas plus qu'Hollande n'avait aucune expérience ministérielle et donc selon vous n'aurait pas du être élu. Macron a préféré démissionner pour ne pas assumer le mauvais bilan du gouvernement en sus du sien.
Mélenchon a une expérience ministérielle et s'il est élu il y aura. peut-être, quelques changements. Cependant vous avec Macron c'est la continuité assurée dans une médiocre gestion. Vous avez un raisonnement typique d'un conservateur.

Emmanuel Mousset a dit…

C'est vrai, Mélenchon a été un excellent ministre socialiste dans un excellent gouvernement socialiste. Dommage qu'il l'ait oublié.

Erwan Blesbois a dit…

L'antiracisme est une idéologie qui prône le multiculturalisme, une idéologie militante et offensive qui se fait souvent au détriment de la culture, jugée généralement réactionnaire (voir les accusations de fascisme à l'égard de Finkielkraut). Les antiracistes militants sont souvent totalement déculturés, et sont les idiots utiles du libéralisme, n'en sont qu'un sous-ensemble. Les antiracistes sont souvent des abrutis déculturés qui prennent leurs désirs pour des réalités. La critique du multiculturalisme est selon moi pertinente, dans la mesure où elle vise la défense de la culture, donc de l'héritage. Donc la défense de la "mère", représentée par la culture, contre la logique prédatrice du "père", représenté par la logique libérale ou encore la défense de la pulsion de vie contre la pulsion de mort. La véritable critique de l'homme blanc occidental et prédateur est dans la culture, non dans l'antiracisme, qui est une caricature militante et parfois violente de l'amour de soi, et donc se retrouve plutôt du côté de l'amour propre, donc de la vanité. Les multiculturalistes n'ont rien compris.

Erwan Blesbois a dit…

Les tempéraments sectaires ou grégaires ? Car à mon avis ce sont les pervers qui ont un tempérament sectaire. Et ceux qui ont besoin d'être encadré ont un comportement grégaire.

Philippe a dit…

C'est vrai, Mélenchon a été un excellent ministre socialiste dans un excellent gouvernement socialiste ....

champion des privatisations et du pour vous les gueux de Petit Lu je ne peux rien !

Dommage qu'il l'ait oublié.

Anonyme a dit…

Mélenchon a été un excellent ministre socialiste dans un gouvernement socialiste qui a encore pu tromper son monde par les lois des 35 heures de Martine Aubry. Mais tout compte fait le monde du travail ne s'y est pas retrouvé, et de ce fait ce gouvernement socialiste "excellent" a essuyé une excellente défaite en 2002. Ce dont ce gouvernement a bénéficié c'est d'une monnaie faible qui a permis une croissance donc une redistribution des fruits de cette croissance: l'euro valait 0,82 cts de dollar. Depuis il a fait des hauts à 1,60, longtemps trop longtemps pour produire tous ses effets néfastes. Depuis il est enfin retombé à 1,40 puis 1,20 et s'affaiblit enfin de plus en plus parce que cette monnaie mal conçue produit ses effets de plus en plus délétères. C'est pourquoi l'euro est en crise, une monnaie condamnée à disparaitre tôt ou tard, le plus tôt c'est le mieux.

Anonyme a dit…

Je serais plus sage en disant que Mélenchon a été un bon ministre dans un bon gouvernement socialiste quoi faisait déjà une politique de droite par les privatisations record. Ce gouvernement Jospin dit de gauche plurielle a eu un alibi social par les lois des 35 heures de Martine Aubry. Cette apparence a disparu, et le PS est nu, se retrouve complètement sur la même ligne que la droite.