samedi 21 mai 2016

Demain l'Autriche



Imaginez, l'an prochain, au deuxième tour de l'élection présidentielle, un duel Mélenchon-Le Pen. Politique-fiction ? Non, le FN est pour l'instant en tête des intentions de vote et Jean-Luc-Mélenchon talonne François Hollande dans les sondages. Heureusement, une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais il y a de quoi s'inquiéter. Eh bien, ce scénario-catastrophe est celui de l'Autriche de demain, ou à peu près : le candidat d'extrême droite est arrivé largement premier, il se verra opposé au leader des Verts. Conservateurs et socialistes ont été éliminés. Ce dimanche, un pays d'Europe va peut-être basculer dans le néofascisme. Remarquez comme on en parle peu en France, alors que nous devrions être horrifiés. Ce serait une sinistre première depuis la fin de la Seconde guerre mondiale ...

Ce scrutin autrichien est fondamental à analyser, car il nous parle aussi de la France, il rétablit certaines vérités qu'on a du mal à regarder en face. D'abord, le candidat d'extrême droite n'est pas un ultra-conservateur, un populiste, un réac : non, c'est véritablement quelqu'un qui partage une culture d'extrême droite, étrangère à la droite traditionnelle. Ses positions sont xénophobes, nationalistes, autoritaires, anti-européennes. C'est le visage de Marine Le Pen chez nous, sous le maquillage de la dédiabolisation. Il est temps, ici comme ailleurs, d'arracher le masque, de nommer l'adversaire par son vrai nom, au lieu d'utiliser des néologismes, des euphémismes ou des circonvolutions. La bataille politique se livre d'abord dans le langage.

Il est également fondamental de repérer les motivations de ce vote d'extrême droite. L'Autriche est un pays prospère, avec peu de chômage, et des immigrés relativement peu nombreux. L'électorat néofasciste n'est donc pas mû par des raisons économiques ou sociales, mais strictement identitaires : la défense nationaliste de l'Autriche, le rejet de l'Europe. C'est un vote rigoureusement politique et idéologique, pas du tout protestataire. C'est ce qui fait son grand danger. Si l'extrême droite demain soir gagne, les institutions européennes seront ébranlées, Le Pen en France sera encouragée, un appel d'air glacial soufflera sur tout le continent.

Pour poursuivre la comparaison avec notre pays, l'Autriche ignore le front républicain : les socialistes de là-bas n'ont pas appelé à voter pour le candidat écologiste. C'est consternant, ahurissant. Je n'en connais pas la raison, je ne cherche d'ailleurs pas à savoir : cette abstention est coupable. Ce qui est aussi terrible, c'est qu'elle suit ou anticipe ce qui se passe dans certains esprits de gauche, chez nous, qui ont renoncé au réflexe républicain, qui ne sont plus prêts à faire barrage à l'extrême droite, lorsqu'il y a nécessité. Pour moi, il n'y a jamais eu aucune hésitation. Mais je sens autour de moi, dans les milieux de gauche, le désistement républicain ne plus être une évidence. Allons-nous devenir des Autrichiens ? Je ne le souhaite vraiment pas.

33 commentaires:

Philippe a dit…

L'Autriche a été précédé par un autre mouvement de fond : la droitisation des gouvernement de droite de certains pays Pologne, Hongrie.
Par exemple le FN se dédiabolise et le la Fidesz-Union civique hongroise d'Orban fait la démarche inverse et se diabolise au fil des années.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n

Erwan Blesbois a dit…

Et cette situation ce sont des gens comme toi qui en sont responsables. Ta fonction est de faire office de chien de garde de la bourgeoisie, et tu tiens très bien ton rôle, tu ne mords pas la main qui te nourrit, en bon petit fonctionnaire de l'ordre moral établi, en un sens tu es probe. Mais c'est la fonction qui crée l'organe, et tu es devenu l'organe de pire propagande libérale, de part ta fonction - quand on voit l'idéologie ultra libérale de certains de tes anciens élèves, si c'est toi le responsable, c'est assez grave. Dans ces conditions droite et gauche libérale sont renvoyés dos à dos par les peuple d 'Europe aliénés, tyrannisés par l'oligarchie libérale, et réclament précisément plus de souveraineté, pour leurs pays. Personnellement je réclamerais plus de souveraineté pour l'Europe, mais à condition que l'Europe accepte un modèle étatiste en matière économique et protecteur du droit du travail, pas communiste mais véritablement socialiste en rupture avec le modèle américain dont elle doit s'émanciper, pour véritablement être en mesure de rivaliser avec l'Amérique, comme avant le tournant libéral de 1983. Un toutou ne rivalise jamais avec son maître, nous n'avons pas à être le toutou des Américains. Et ça suffit le chantage à l'antisémitisme pour tout ceux qui se réclament de l'antilibéralisme, et non pas du modèle américain et de l'idéologie libérale anglo-saxonne, on voit le résultat : une aggravation des tensions communautaires qui aboutissent précisément à une résurgence d'une nouvelle forme d'antisémitisme et à l'explosion des partis populistes et souverainistes comme le front national. Tu portes par ton idéologie, proche de celle de Macron, une lourde responsabilité dans cet état de fait. L'Histoire te jugera et n'attend d'elle aucunes circonstances atténuantes à prendre en compte pour ta défense.

Maxime Lépine a dit…

Le néofascisme, vous y allez un peu fort... ce n'est pas parce que le FPÖ gagne les élections que cela va être la fin de la démocratie en Autriche. Rassurez-vous le IVème Reich ce n'est pas pour demain.

Moi je ne suis pas si étonné que cela du vote autrichien. En effet, si l'Autriche accueille peu de migrants, elle est exposée aux flux migratoires, étant donné qu'elle se trouve sur la route des Balkans. Par ailleurs, historiquement, il se peut que les Autrichiens aient eu du mal à digérer la chute de leur Empire en 1918.

Emmanuel Mousset a dit…

Maxime, j'emploie le terme "néofascisme", parce qu'il était utilisé il y a quelques années pour qualifier le MSI, le FN italien, à une époque où la "dédiabolisation" n'avait pas marqué les esprits. Je ne parle pas de nazisme ni de fin de la démocratie. Je n'ignore pas que le terme de "fascisme" est d'usage polémique et insultante. Mais ce n'est pas avec cette intention que je l'emploie. Y a-t-il un terme plus exact pour qualifier le FN ? C'est possible. En attendant, "néofascisme" me semble approprié. Ce n'est pas le fascisme mussolinien originel, mais il en garde les grande lignes idéologiques : culte du chef, goût pour l'autorité, nationalisme, xénophobie. La différence la plus saillante, c'est sans doute dans sa politique étrangère : aucun expansionnisme territorial dans le programme du FN.

Erwan, je crains que ton réquisitoire à mon égard ne me vaille le peloton d'exécution. Ca tombe bien : j'ai toujours rêvé de mourir en martyr ou en héros. Le plus tard possible, tout de même.



Maxime Lépine a dit…

Vous faites allusion à moi Erwan pour l'ultralibéralisme? Vous exagérez je suis assez modéré, contrairement à vous. Mais en tout cas n'accusez pas M.Mousset.
D'une part il ne fait pas de prosélytisme dans ses cours de philosophie (et c'est tout à son honneur car il a par ailleurs des opinions politiques bien ancrées, et cela ne fait qu'ajouter au respect que j'ai pour lui) et d'autre part je n'ai besoin de personne pour me forger mes propres avis. Non mais!

Erwan Blesbois a dit…

Un peloton d'exécution serait encore trop doux, c'est ce que réclamait Goëring je crois, on lui a imposé la pendaison, finalement il a préféré se suicider.

Emmanuel Mousset a dit…

Erwan, tu n'es pas dans ton bon jour avec moi. Me rapprocher de Goëring, c'est "choquant", comme disent les âmes sensibles d'aujourd'hui (tu as de la chance, je n'en fais pas partie). Quant au suicide, cette idée ou cette pulsion me sont totalement étrangères.

Erwan Blesbois a dit…

La guillotine, restons Français.

Anonyme a dit…

Une fois de plus Monsieur Mousset étale son ignorance, et ses préjugés. Cette fous c'est l'Autriche qui à peu d'immigrés, parait-il ? Il ignore que l'an dernier 90 000 migrants/réfugiés sont entrés dans le pays l'an dernier pour 8,5 millions d'habitants soit plus de 1% de la population. Comme si la France en avait accueilli plus de 850 000!
Il ne sait pas que l'Autriche humiliée par les traités de paix au sortir de la Première guerre mondiale parce que réduite à sa plus simple expression alors qu'elle était un acteur majeur de la scène européenne. La faute en revient à l'aveuglement idéologique de Clémenceau par son refus d'une paix séparée avec l'Autriche avec laquelle nous n'avions pas de vrai contentieux. Humiliée contre la Hongrie, également réduite sa plus simple expression et dont des millions de Hongrois font partie des pays étrangers environnants, lors du traité de Trianon.

L'Autriche, pays de langue et de culture allemande a en effet un problème identitaire par rapport à son puissant voisin germanique qu'elle a essayé de résoudre en approuvant l'Anschluss réalisé par les Nazis en 1938.
Sous occupation entre 1945 et 1955 elle fût un état neutre entre l'Est et l'Ouest gouverné soit par les Sociaux-démocrates soit par les Chrétiens-démocrates en alternance avec une coalition bicéphale de 2 partis pendant la moitié de cette époque. Certaines régions sont gouvernées par une coalition entre Sociaux-démocrates et "néofascistes" du FPO, d'autres par une coalition Chrétiens-démocrates et "Néofascistes" du FPO . Donc le parti "néofasciste" est encore mieux intégré au système politique que notre FN. Au niveau national gouverne une coalition SPO et OVP sous l'égide d'un social-démocrate qui a démissionné en raison du résultat électoral du 1er tour.
Que diriez-vous si, fort logiquement d'ailleurs, en France il y avait un gouvernement de coalition entre le PS et les Républicains ? Cela ouvrirait un boulevard au FN, et bien en Autriche c'est cela !
Votre rhétorique contre le "néofascisme" est d'un ridicule achevé, comme d'habitude, pour se donner bonne conscience à peu de frais comme la plupart des gens de "gauche". Une analyse superficielle qui échoue depuis 30 ans mais que vous perdurez par paresse et conformisme intellectuel.

Maxime Lépine a dit…

En fait ce que je reproche au terme de fascisme c'est qu'il est galvaudé. Actuellement il est utilisé comme une insulte pour décrédibiliser l'adversaire, et dans certains cas cela fait office d'argument... exemple simple: les militants antifascistes qui cassent du flic en ce moment qualifient de "fasciste" le gouvernement, alors que ce sont EUX les fascistes.

De ce fait, je pense que le terme de nationaliste est plus adapté pour désigner le FN. Ce n'est pas insultant, et ça colle plus à la réalité. Que demander de mieux?

Emmanuel Mousset a dit…

Monsieur, une simple question : êtes-vous pour ou contre le candidat autrichien d'extrême droite ? Moi, je suis contre. Vous, vous noyez le poisson dans une longue litanie d'évidences historiques.

Erwan, la guillotine me va. Et comment Danton, je demanderai au bourreau de montrer ma tête au peuple, "parce qu'elle en vaut la peine".

Emmanuel Mousset a dit…

Maxime, d'accord éventuellement pour "nationaliste". Sauf que le FN n'a jamais utilisé pour lui-même ce terme. Dans sa rhétorique (ancienne), il parle des "nationaux". Et puis, un "nationaliste" est-il forcément un xénophobe ? Question délicate, réponse incertaine. Les écrivains Maurice Barrès et Charles Péguy peuvent être qualifiés de "nationalistes". Mais j'hésite à les dire "xénophobes" (surtout Péguy, qui ne l'était pas du tout ; Barrès, je connais moins).

Philippe a dit…

EM "La différence la plus saillante, c'est sans doute dans sa politique étrangère : aucun expansionnisme territorial dans le programme du FN."

Il me semble qu'il ne faut pas oublier une autre différence encore plus saillante avoir comme leader :
une femme ... situation impensable dans le fascisme.

Emmanuel Mousset a dit…

Philippe, le fascisme n'a pas eu de leader féminin, parce qu'à sa grande époque aucun parti n'avait de leader féminin. Les temps ont changé, pour le fascisme aussi. La preuve, il accepte aujourd'hui une femme à sa tête, et même quelques homosexuels dans son entourage (quoique le fascisme historique brimait l'homosexualité tout en la pratiquant, chez certains de ses dirigeants ...). Et puis, permettez-moi cette question de mauvais goût (mais non dénuée de vérité) : ne pensez-vous pas que Marine Le Pen fait plus "homme" que "femme" ? La voix, l'allure, le discours, la brutalité, il y a de la virilité, au plus mauvais sens du terme, chez cette femme-là.

Erwan Blesbois a dit…

Tu oublies Marion Maréchal Le Pen qui est très sexy. Et Puis Marine Le Pen était une très belle jeune fille, qui a vieilli, certes virilement : mais pour certains hommes c'est très troublant et érotique. Les femmes " amazones " sont très courues actuellement, vu l'évolution des mœurs, les hommes aiment ça, mais pas toi visiblement.

Emmanuel Mousset a dit…

Je ne doute pas que la Maréchal soit sexy aux yeux des puceaux. Mais j'ai passé cet âge. Quant aux "amazones", si je me souviens bien, elles avaient un nichon coupé pour mieux pouvoir bander (leur arc). Mon pauvre Erwan, où vas-tu comme ça ?

Erwan Blesbois a dit…

Heureusement je ne pense pas (seulement) avec mon bas ventre.

Anonyme a dit…

Il n'y a pas d'âge pour aimer, apprécier les jolies femmes, plus ou moins belles selon le goût de chacun et quelque soit l'opinion de la dite femme. Parler de "nichon" est vulgaire, parler de poitrine ou de sein est plus respectueux des femmes. Décidément, Monsieur Mousset, il n'y a pas qu'en politique que vous êtes vieux dans votre tête !

Anonyme a dit…

Si le candidat d'extrême-droite du FPO est élu dimanche, j'espère que vous en remercierez votre amie Madame Merkel qui, l'an dernier, n'a agi qu'en seul fonction des intérêts de son pays pour décréter unilatéralement un accueil illimité des réfugiés et migrants pour faire plaisir au patronat allemand en manque d'une main d'oeuvre taillable et corvéable à merci en raison d'une démographie déclinante.

Anonyme a dit…

Avant d'énoncer un jugement péremptoire comme le vôtre il faut d'abord faire une analyse plus affinée ce qui permet de bien comprendre pourquoi et comment l'Autriche en est arrivé là. Il y a 16 ans le FPO de Jorg Haïder, ce parti d'extrême-droite a participé au gouvernement au grand dam des bien-pensants comme vous pour le résultat que l'on sait.
L'Autriche a déjà eu comme président l'ancien patron de l'ONU qui s'est révélé être un ancien nazi.
"Much ado about nothing" comme disait Shakespeare en titre d'une de ses comédies.

Anonyme a dit…

Pour s'imposer dans ce sérail machiste qu'est la classe politique pas seulement française les femmes doivent montrer un caractère bien trempé, bien plus que les hommes en effet même chez ns écolos cf Baupin, les socialos cf avec Edith Cresson et Ségolène Royal qui n'ont eu de pire ennemis que ses amis politiques.
Cf Madame Thatcher, Golda Meir......

Emmanuel Mousset a dit…

La personne qui pense que "nichons" est un terme vulgaire a tort. Je trouve le mot très joli, féminin, charmant, érotique, j'aime sa sonorité. Les hommes ont une "poitrine", on peut même parler de "seins" en ce qui les concerne. Mais pas de "nichons". C'est pourquoi je suis le ferme défenseur de ce terme. Mais nous nous éloignons de l'Autriche ...

Philippe a dit…

EM : "Et puis, permettez-moi cette question de mauvais goût (mais non dénuée de vérité) : ne pensez-vous pas que Marine Le Pen fait plus "homme" que "femme" ? La voix, l'allure, le discours, la brutalité, il y a de la virilité, au plus mauvais sens du terme, chez cette femme-là."
Décidément, et hélas, le sexisme est très en vogue à gauche qui se déclare exemplaire !
Je ne désire pas me placer sur ce terrain assez ridicule du physique des personnes qui évolue avec l'âge ...

Concernant l'agressivité envers les pays étrangers absente du programme FN.
Actuellement le gouvernement socialiste fait la guerre dans plusieurs pays habités par des personnes de confession/culture musulmane.
Question "à rebours" le PS est-il pour autant néo-fasciste ?
Je vous répondrais : question de regard.
Un caricaturiste arabe avait dessiné une carte d'Afrique.
Sur cette carte tous les endroits où la France intervient militairement étaient signalés par une bombe qui explose. La légende était : « le djihad de la France ».

Emmanuel Mousset a dit…

Ne confondez pas sexisme et antifascisme. Hitler et Mussolini portaient aussi la haine de leur doctrine sur leur visage. Je suis lecteur du philosophe Levinas, je crois à une vérité du visage, beaucoup moins trompeur que les mots. C'est pourquoi les visages à la télévision, en direct et en gros plan, m'intéressent beaucoup. Nous ne sommes pas des esprits désincarnés ; nos corps aussi parlent pour nous.

Erwan Blesbois a dit…

Objectivement Marine Le Pen ne porte pas plus la " haine " sur son visage que Manuel Valls. Admettons que Marine Le Pen ait parfois des attitudes physiques de " camionneuse ", Manuel Valls lui ressemble souvent à un matador dans l'arène, avant la mise à mort de l'animal.

Emmanuel Mousset a dit…

Subjectivement, un matador dans son habit de lumière, qui risque sa vie devant le taureau, c'est d'une autre allure qu'une camionneuse facho.

Maxime Lépine a dit…

Ça c'est bien vrai. Mais le matador n'a pas encore maté le taureau d'extrême-gauche et c'est assez inquiétant.

Emmanuel Mousset a dit…

Valls est un danseur, un valseur. Il agite le chiffon rouge devant la bête, pour la fatiguer. L'estocade fatale est pour bientôt.

Philippe a dit…

Erwan ne sera plus isolé pour la longueur de ses commentaires

EM dit " je crois à une vérité du visage, beaucoup moins trompeur que les mots".
je suis d'accord et bien au-delà du visage, beaucoup de choses ont été dites par Desmond John Morris ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Desmond_Morris )
Aussi toute remarque péjorative se retourne souvent contre l'auteur ... de la remarque péjorative.
En clair ce que vous dîtes de Marine peut se dire d'Emmanuel car les expressions d'un visage changent sans cesse avec les situations auxquelles ils sont confrontées, certaines vidéos concernant l'une ou l'autre sont parlantes.
Ce sont des vérités humaines les basiques, le Christ a évoqué « la paille et la poutre », d'autres proposent de se regarder dans son miroir pour y voir son ennemi « regarde toi dans le miroir tu y verras ton ennemi ….. son propre Mister Hyde. Etc. un autre a dit l'assassin est tapi en chacun d'entre nous … une amie dit les humains ne sont pas finis et j'ajoute Dieu a pris sa RTT et n'est jamais revenu terminer le boulot ! Etc.

La tauromachie !!!!!!!!!!!!!!
C'est évident que le veau « nuit debout » et le taurillon « secte gauchiste violente » vont se fatiguer.
Ceci dit les franchouillards se disent : a quoi ont servi les dépenses faites pour le congrès de Versailles ? … puis … à quoi sert l'état d'urgence ? … puis à quoi sert ce gouvernement ? …
Nul en économie, nul en maintien de l'ordre … des millions de « riverains » sont abrutis de désordres …
Aux alentours de Calais et Dunkerque on passe en surveillant si un migrant ou un no border ne vont pas jeter un objet du haut d'un pont … autour des rassemblements « nuit debout » faut pas garer sa voiture ou y avoir un commerce … et les vastes zones de non droit de la drogue et/ou religieuses existant depuis 30 ans qui persistent … çà commence à faire beaucoup.
Politique fiction :
Le FN ou successeur sera à 60 % après le 2ème mandat de Hollande élu par 8 % du corps électoral en 2017 (après moult magouilles de nos artistes politiciens) et ce parti prendra le pouvoir dans la violence mais l'indifférence générale à l'occasion d'un incident minime.

Anonyme a dit…

Emmanuel,

Je pense qu'il est inutile de chercher des excuses ni de pousser des cris d'orfraies. Il est clair que les socio-démocrates sont responsables de cette situation en ayant - encore plus que les libéraux de droite- œuvré pour la mise en place d'une politique libérale, financière, coupée de ceux qu'elle se doit de défendre. Non clairement, les socialistes dit "socio-démocrates" et "socio-libéraux" sont les seuls responsables. Et sans vouloir m'inspirer d'un euro-député écossais classé à la droite dure (voire nationaliste), lorsque les peuples débarqueront à Bruxelles pour pendre les membres de la Commission et du Parlement, il ne faudra pas se plaindre. C'est un constat d'échec pour les partis socialistes "convertis" et bassement assujetti à la politique néo-libérale (enfin, l'école de Boston remonte à quelques années quand même). C'est triste mais je ne souhaite qu'une chose, la fin du PS actuel.
Laurent

Emmanuel Mousset a dit…

Mon cher Laurent, tu n'as qu'un seul mérite (politique), mais très précieux à mes yeux : la clarté, notamment dans ta conclusion. Contrairement à ce que tu dis, il n'y a aucune tristesse à éprouver : chacun va jusqu'au bout de ses convictions. En tout cas, je préfère mille fois ton point de vue, que je ne partage pourtant pas, à celui de ces socialistes opportunistes, qui font semblant de soutenir le PS tout en passant leur temps à le critiquer, parce que ça les arrange personnellement d'y rester.

Bon dimanche

Philippe a dit…

Ouf nous sommes sauvés le populiste a été battu !
Persévérons sans rien changer ...
Oui mais
son parti avait fait quel résultat lors de l'élection présidentielle précèdente ?

Emmanuel Mousset a dit…

Très bien, Philippe.