vendredi 3 février 2017

François et Benoit sont mal partis



C'est du jamais vu dans l'histoire des présidentielles : les deux principaux candidats, désignés par les partis de gouvernement lors de primaires, ne sont pas pour le moment en situation de l'emporter, y compris au premier tour. Nous pourrions nous retrouver avec un duel Macron-Le Pen, ce qui n'est pas pour me déplaire, même si je préfèrerais un affrontement plus classique entre un candidat conservateur et un candidat progressiste, plus conforme à l'idée que je me fais de la démocratie.

François Fillon, dont je laisse sans commentaires le fond de l'affaire à la seule justice, a commis deux erreurs de communication. "J'aime ma femme", a-t-il lâché sur TF1, en guise de défense. Pendant son grand meeting, il a amoureusement posé sa main sur la main de son épouse. C'est humainement très beau, mais pas très politique. Car que ne ferait-on pas par amour ? Jusqu'à cacher, mentir, un soupçon mal venu dans cette polémique. Bien sûr, Fillon a voulu jouer sur la corde de l'émotion, qui n'est pas non plus mal venue, mais peut se retourner contre lui. Le sentiment n'est pas un argument.

Autre erreur de com' : les 15 jours de patience qu'il demande pour faire la lumière sur son affaire. 15 jours, c'est, dans notre société, une éternité ! BFMTV ne supporte même pas un délai de 15 heures, trop long encore. 15 minutes pour répondre, à la rigueur. 15 secondes, ce serait parfait !

Benoit Hamon n'est pas mieux loti. Il s'est rendu à l'Elysée, pour rencontrer ce président qu'il a tant critiqué. A quoi rime cette visite ? Sur le perron du palais, il était seul en entrant, il était seul en sortant. Cette solitude est la marque du candidat, que François Hollande, à l'évidence, ne soutiendra pas. Hamon a déclaré en partant : "c'était ... euh ... chaleureux". Tout est dit, dans l'hésitation et l'antiphrase. Car la seule chaleur dans le bureau du président ne pouvait venir que des radiateurs.

François et Benoit sont mal partis, et c'est dommage pour la démocratie, qui ne gagne pas à voir ces candidats discrédités. Mais les citoyens sont en forte demande de renouvellement. Emmanuel Macron est le seul candidat qui y réponde décemment. Quelques autres nous conduiraient à l'aventure. Le candidat d'En Marche ! tiendra demain à Lyon son plus important meeting de campagne. Il faudra être attentif à l'événement, ce sera une étape essentielle dans la conquête du pouvoir, en attendant la victoire. Parce que lui, Macron, est très bien parti.

8 commentaires:

Le futur a dit…

Vous appelez régulièrement les politiques par leur prénom (françois, benoit)
Sauf Macron que vous n'appelez jamais Emmanuel.
Peut-être que ça vous semble bizarre car vous avez le même prénom ?

Emmanuel Mousset a dit…

Non, rien à voir avec moi. C'est simplement parce que j'appelle toujours les gens que j'estime par leur nom, et les autres par leur prénom.

Anonyme a dit…

Donc pour Jésus vous dites quoi ???

monique stephanie a dit…

Votre candidat dévoilera peut-être son programme!!
Ni de gauche ni de droite!!!
Et il vous offrira un beau buffet!!!
"les frais de bouche; il connaît"

Philippe a dit…

Nous allons avoir le choix entre deux jeunes beaux gosses avec possiblement un vieil outsider pas beau :
1-Benoit Hamon apparatchik PS qui nous fait un remake de l'Union de la gauche représentée à l'élection présidentielle française de 1974 par François Mitterrand.
2-Un Jérôme Kerviel qui a réussi. Il s’agit d’Emmanuel Macron salarié de haut vol des entreprises mondialisées à l’origine des crises financières périodiques n’ayant comme seul but : dépouiller les masses populaires de leurs maigres économies (« masses populaires » en souvenir de notre ineffable comique Georges Marchais).
3-Possibilité du retour, s’il trouve des fonds(voir NB), de notre paysan béarnais amateur de chevaux en sauveur du fédéralisme européen et des bas de laine en euros : François Bayrou !!!
NB le béarnais ne va pas facilement trouver une banque (comme MLP) dans la mesure où la « Finance » celle que François Hollande disait ne pas aimer a choisi Kerviel … pardon Macron.

Anonyme a dit…

François Fillon se faisait passer pour le chantre de l'intégrité, l'honnêteté faite homme, toujours prêt à dégainer sur le moindre de ses congénères ne faisant pas preuve d'une probité absolue et le voilà pris la main dans le sac (de billets) et hurlant au complot !! Technique utilisée par tous les hommes politiques quand ils sont pris en défaut. Ils n'ont pas compris que payer sa femme et ses enfants à coups de milliers d'euros - pour un travail qui reste vraiment à prouver, alors que des millions de nos compatriotes ont du mal à vivre et même survivre - pouvait heurter une majorité voire la totalité de nos concitoyens. Tout cela ils ne l'ont pas compris ??? Je leur conseille de lire les interviewes des attachés parlementaires (les vrais) qui racontent le détail de leur travail, travail énorme pour un salaire qui est loin, bien loin des sommes perçues par la famille Fillon. D'ailleurs je serais vraiment pour une enquête générale de tous nos élus et surtout les députés et sénateurs. Je pense qu'ils ne seraient pas dans leurs petits souliers.

Le futur a dit…

Chez moi, c'est le contraire !

A P a dit…

D'ailleurs je serais vraiment pour une enquête générale de tous nos élus et surtout les députés et sénateurs...
Ce n'est pas du ressort de la Cour des Comptes que de vérifier où part l'argent public ?