samedi 6 décembre 2014
Carte d'identité
A l'issue d'un grand débat collectif de plusieurs mois, qui a mobilisé les adhérents et les sympathisants socialistes, après le dépôt de plusieurs milliers de contributions, un texte a été élaboré, la Charte de l'identité socialiste, soumis à l'appréciation des militants. Le vote a eu lieu, dans la plupart des sections, le mercredi 03 décembre. Je regrette que cette réflexion collective, qui fait l'honneur de la politique et du parti socialiste, ait si peu fait parler d'elle, et que les résultats de la consultation aient soulevé assez peu de commentaires. Les sections ont du mal à faire connaitre leur travail, quand travail il y a. C'est vraiment dommage.
La participation s'est élevée à 32%, ce que je trouve stupéfiant. Les adhérents se préoccupent-ils si peu de leur parti, de son projet et de son identité pour qu'ils soient si peu à s'exprimer quand on leur donne la parole ? La vérité, c'est que beaucoup de socialistes ne le sont que de carte : leur entrée dans le parti a été suscitée par des jeux de courants et des enjeux de pouvoir. Ils ne sont pas là pour s'interroger sur le socialisme, mais pour aller voter quand on les siffle, afin de soutenir tel candidat, tel élu, tel courant. Quand c'est fini, ils retournent dans leur trou, jusqu'au prochain coup de sifflet. C'est déplorable. Il faudra bien qu'un jour ou l'autre le PS s'interroge sur les conditions d'adhésion au parti, qui relève plutôt actuellement de la cooptation instrumentalisée (ce qui explique que le PS ne soit hélas pas un parti de masse, à la différence des partis sociaux-démocrates européens).
La Charte de l'identité socialiste a été adoptée à 78%, ce qui est une bonne nouvelle, ce qui prouve que le parti est relativement homogène, regroupé autour des mêmes valeurs. Tout le parti ? Pas tout à fait. Les deux courants de l'aile gauche ont boudé le scrutin. Un Monde d'avance (Hamon, Emmanuelli) a demandé de ne pas participer ; Maintenant la gauche (Maurel, Lienemann, Filoche) a appelé à s'abstenir. Ce sont désormais des socialistes sans identité. Pour tous les autres, dont je suis, nous disposons d'un grand et beau texte qui expose notre philosophie politique, une référence pour (presque) tous les socialistes dans les combats à venir.
vendredi 5 décembre 2014
Les lumières de la ville




Aujourd'hui, à 17h30, toutes les décorations de Saint-Quentin se sont illuminées, dans les rues et sur le village de Noël, après que le maire ait appuyé sur le bouton, entouré par le conseil municipal (presque) au grand complet (vignette 1). Le manège n'était plus le seul à briller (vignette 2). La tour Eiffel se serait-elle installée place de l'Hôtel-de-Ville ? (vignette 3). Même la basilique a pris des couleurs (vignette 4, à droite le grand sapin).
5 millions et moi
5 millions de fonctionnaires étaient appelés aux urnes cette semaine, dans le cadre des élections professionnelles, qui ont lieu tous les trois ans. Les résultats définitifs ne sont pas encore connus. Dans l'Education nationale, c'est fait, grâce au vote électronique. C'est la première fois de ma vie que je votais par ordinateur. Il m'a fallu trois quarts d'heure pour comprendre la procédure, réessayer plusieurs fois et arriver à la bonne solution. Mais c'est moi qui ne suis pas très malin dans ce domaine-là. Il faut dire aussi que chez les enseignants, c'est très compliqué : de multiples listes et deux niveaux de vote, national et régional (académique).
Je m'en suis quand même bien sorti, et je reconnais que c'est beaucoup mieux que le vote papier (avec l'entraînement, je ferai mieux dans trois ans ... sauf que j'aurai tout oublié !). Le vote électronique, je suis favorable à sa généralisation, dans les scrutins internes, à une profession ou à un parti politique. La différence avec les fois précédentes, c'est que j'ai cliqué très vite, sans prendre soin de lire toutes les professions de foi et les noms des candidats (ce que je fais habituellement). De toute façon, mon choix était fait, depuis longtemps, depuis toujours : je vote à chaque fois pour le syndicat réformiste, l'UNSA.
Les résultats ont donné quoi ? D'abord, une participation lamentable : 41%. C'est quand même un problème que les personnels d'une profession ne prennent pas soin de désigner leurs représentants, alors que leur utilité est flagrante, que le choix est très large et que la procédure est facile (oublions mes trois quarts d'heure d'initiation). Dans toute élection, il y a un gagnant et un perdant. Là, le gagnant, c'est FO, qui passe de 10 à 13% et remporte un siège. FO, chez les profs, c'est un étrange mélange de conservatisme pédagogique et de protestation systématique, qui a ses charmes vénéneux, qui m'ont toujours fait horreur. Le perdant, c'est la FSU, qui baisse de 40 à 35% et perd un siège. La FSU, dans le monde de l'Education nationale, c'est le corporatisme tantôt éclairé, tantôt radical.
Ces deux syndicats ne me plaisent pas parce que leur action se limite souvent à des attitudes défensives et catégorielles. En revanche, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT sont ouverts aux réformes et beaucoup plus soucieux de l'intérêt collectif. SNALC et SUD, je n'en parle même pas : ce sont les bordures extrêmes, à droite pour le premier, à gauche pour le second. Pas du tout mon genre !
Pour terminer, je voudrais dire, une fois de plus, un mot sur Thierry Lepaon, le leader de la CGT, injustement attaqué, dont le mandat pourrait bien lui être enlevé : si cela était, ce serait déplorable pour le syndicalisme, déjà mal en point. Les attaques contre le représentant du premier syndicat de France sont ignobles, infondées, injustifiées. On fait de la mousse avec de la bave de crapaud. Ma sympathie et mon soutien vont à l'ancien ouvrier soudeur, qui n'a nullement démérité. J'espère qu'il va se sortir de l'immonde traquenard.
jeudi 4 décembre 2014
Le monde sans pépé

Pas facile hier soir d'animer le débat autour du dernier film de Benoît Delépine et Gustave Kervern, Near Death Experience, tellement la matière est riche, tellement il y a de choses à en dire. A la première projection, j'ai pris trois pages de notes bien serrées, preuve qu'il s'agit d'un bon film (parfois, pour d'autres, trois lignes, et c'est fini). A mes yeux, c'est un film parfaitement houellebecquien, non seulement parce que Michel Houellebecq en est l'acteur quasi principal, mais surtout parce que les thèmes sont ceux que l'écrivain exploite depuis une quinzaine d'années dans ses romans.
Le récit, c'est un type qui veut mettre fin à sa déprimante existence, qui redécouvre à cette occasion la nature sauvage, qui a du mal à passer à l'acte ... et je ne vous dis pas la suite, pour préserver la surprise. En filigrane à cette histoire, il y a toute une critique de l'homme contemporain : la société actuelle nous invite à être séducteur, sportif, bon conjoint, dynamique, drôle, toujours jeune, copain avec nos enfants, performant au travail et au lit, soucieux de notre santé, bref tout ce que le personnage incarné par Houellebecq déteste, tout ce que l'écrivain dans ses livres conteste, tout simplement parce que ce modèle d'homme moderne est impossible, anxiogène, déprimant, aliénant.
En contrepoint, Paul (le nom du héros) a la nostalgie de son grand-père, "pépé", qui, à 56 ans, était vieux, heureux de l'être, n'attendant plus que la retraite, sans grands désirs, vivant dans une forme de sagesse aujourd'hui oubliée. Dans "Les particules élémentaires", le roman qui l'a fait connaître, Michel Houellebecq nous parlait avec la même émotion de sa grand-mère, à une époque où il y avait encore des "mémés", qui travaillaient dur, faisaient leur devoir, prenaient la vie comme elle venait, acceptaient leur sort de "mémé" et ne songeaient pas à s'en plaindre (dans la même approche, il faut lire "Mémé", le témoignage de Philippe Torreton). Plus de mémés désormais : place aux "sexygénaires" et aux cougars, qui bossent, qui baisent et qui voyagent !
"Near Death Experience", c'est aussi la nostalgie de l'enfance, la nôtre, dont le souvenir nous rend à la fois heureux et mélancolique, le goût des joies simples (jouer aux petits coureurs cyclistes, au "je te tiens, tu me tiens par la barbichette ..."). "On reste ensemble à cause des enfants", pensent bien des couples : "on reste en vie à cause des enfants", dit Paul (Michel Houellecbecq). Mais il y a aussi la sensualité de l'instant, le plaisir à exister, quand Houellebecq hume, caresse, contemple, embrasse, désire sa dernière cigarette (qui ne sera pas consommée, faute de feu).
Contrairement à ce qu'a dit un spectateur, ce film qui met en scène un déprimé n'est absolument pas déprimant. La mort elle-même, qui justifie le titre du film, devient libératrice et douce, grâce à la découverte d'une divinité féminine d'un genre nouveau, du nom charmant d'endorphine, cousine de Morphée : avant de rejoindre définitivement le néant (Delépine et Kervern ne sont pas des spiritualistes), nous avons droit à deux minutes de bonheur, de relâchement orgasmique en prélude au sommeil éternel.
J'arrête là, je pourrais continuer longtemps à commenter ce film, qui est plein de trouvailles dans la mise en scène et dans les dialogues. Mais le mieux est d'aller le voir. C'est drôle, grave et déconcertant, on en sort avec beaucoup de questions et de nombreuses idées. C'est au cinéma de Saint-Quentin toute cette semaine.
mercredi 3 décembre 2014
Axes de campagne
Les élections départementales (ex-cantonales) s'approchent tout doucement. A Saint-Quentin, le parti communiste a présenté ses candidats, sans perspective d'union, pas même pour le second tour. C'était prévisible, c'est déplorable pour l'ensemble de la gauche. Quand on sait que l'extrême droite est en embuscade, cette division est une catastrophe. Le parti socialiste aura à son tour ses candidats, mais ce qui compte dans une campagne, ce sont les axes plus que les personnes. J'en vois trois :
1- Le scrutin est d'abord local, il ne faut pas l'oublier. Les candidats devront donc se battre sur le bilan du conseil général de l'Aisne, qui n'est pas forcément très connu. Il y a là tout un travail de pédagogie à faire, de réhabilitation aussi de la politique locale, des élus de proximité.
2- Une élection, même locale, est toujours aussi nationale. Il faut donc défendre, quand on est candidat socialiste, les réformes du gouvernement. Il y a déficit en la matière. Se laisser tétaniser par l'impopularité du gouvernement, faire oublier ce que nous sommes en escomptant en tirer profit seraient une erreur. Les électeurs ne sont pas dupes, de toute façon. Ce qui manque aujourd'hui, c'est l'explication de la politique gouvernementale, et ce doit être l'occasion de ces élections cantonales. Par exemple, on pourrait croire que la fusion des régions provoque l'hostilité. Ce matin, le Courrier picard nous apprend que 60% de la population est satisfaite du rapprochement entre la Picardie et le Nord. Sur ce modèle, il y a un militantisme de terrain qui peut porter ses fruits.
3- L'ennemi, c'est l'extrême droite, à Saint-Quentin plus qu'ailleurs. Son électorat volé, c'est bien souvent celui de la gauche, qu'il faut retrouver. Dénoncer les mensonges, les illusions et les dangers du Front national auprès de l'électorat populaire, oui, c'est une priorité et une nécessité.
Sue ces trois axes-là, bon courage aux candidats ! Il y a du travail en perspective, et trois mois seulement devant soi.
mardi 2 décembre 2014
Les secrets de la réussite
Je me suis précipité ce matin sur L'Aisne nouvelle : Pascale Gruny répondait à une interview, ce qui est exceptionnel, inédit. Je me suis dit qu'on allait apprendre des choses, d'autant que le titre était prometteur : "Pascale Gruny fend l'armure". Surtout, mon engouement avait une raison très personnelle : vous le savez, mes ambitions politiques sont contrariées, alors que je ne réussis pas trop mal tout ce que je fais ailleurs. Je me demande parfois si ce n'est pas de ma faute, si je m'y prends vraiment comme il faudrait. Or, Pascale Gruny est un modèle de réussite en politique : elle a monté doucement tous les échelons, conseillère municipale, adjointe au maire, députée nationale, députée européenne, aujourd'hui sénatrice. Quel palmarès ! S'il y a une personne à Saint-Quentin qui peut me donner des leçons en matière de politique, c'est bien elle. J'ai donc été très attentif à cet article, et je n'ai pas été déçu. Voilà ce que j'en ai retenu :
"J'ai peur des journalistes", avoue Pascale Gruny. Ca commence très mal pour moi, qui adore les journalistes et la presse. En même temps, elle a peut-être raison : pour réussir, il ne faut pas trop s'exposer. Le journal met en avant "sa capacité à n'indisposer personne, parce que fidèle à son mutisme médiatique". Là aussi, c'est raté en ce qui me concerne : j'irrite pas mal de gens. Pourtant, dans une société d'hyper-communication, avoir peur des journalistes, quand on est une femme politique, ça fait bizarre.
Mais Pascale Gruny est-elle une femme politique ? Ma question peut paraître stupide, mais ce sont ses déclarations qui m'amènent à m'interroger : "c'est le mot politique qui m'ennuie", se désole-t-elle. Alors que ce mot, chez moi, m'enthousiasme, me fait rêver : la politique, faire de la politique, c'est beau, c'est noble, c'est exaltant. Comment peut-on récuser le mot (et par là même, écarter la chose) ? D'autant que le mot de politique est irremplaçable ! Mais Pascale Gruny, aussi surprenant cela soit-il, ne semble pas l'aimer. A la limite, si on la poussait, elle dirait sûrement qu'elle ne fait pas de politique ...
C'est comme son adhésion à l'UMP, en 2009 : "parce qu'on me l'a demandé", dit-elle en semblant s'excuser. Et si on ne lui avait pas demandé ? Elle aurait tout aussi bien pu adhérer à l'UDI, révèle-t-elle, parce qu'elle a une fibre sociale et centriste. Quelle différence avec mon propre engagement ! J'ai adhéré au PS en 1995, après réflexion, et volontairement, sans être sollicité par personne. J'en suis très fier, j'ai choisi mon parti, par pure conviction, sans être influencé par qui que ce soit. C'était le parti socialiste, lui seul et rien d'autre. Mais voilà : j'ai tout raté, et Pascale Gruny a tout réussi.
Comment a-t-elle réussi ? En ne faisant rien du tout ! Pas d'anticipation, pas de préparation, mais, à chaque étape, sans qu'elle force, les hasards, les opportunités, les rencontres lui ont été favorables. On prétend que pour réussir en politique, il faut une volonté de fer, une ambition féroce et, par dessus tout, être un tueur. Faux, archi-faux, si l'on en croit le parcours de Pascale Gruny, qui n'a jamais fait de mal à une mouche, qui a toujours obtenu sans jamais rien désirer. C'est le démenti le plus catégorique aux lieux communs qui sont répétés sur la réussite en politique. J'en suis baba.
Qu'est-ce que j'en conclus ? Si je veux désormais réussir en politique, il faut que je prenne trois résolutions :
1- Cesser toute activité médiatique : fermer ce blog, ne plus rédiger de chronique dans "Saint-Quentin Mag", renoncer à toute manifestation publique, arrêter de faire parler de moi.
2- Ne plus parler de politique, ne plus mettre en avant que je suis socialiste, ne provoquer aucune polémique.
3- Ne plus me présenter à aucune élection interne au PS, ne plus me préparer ostensiblement à être tête de liste pour les élections municipales, candidat aux élections cantonales ou secrétaire de section.
A ces trois conditions, que m'inspire le parcours de Pascale Gruny, j'aurais peut-être à mon tour quelques petites chances de réussir. Mais cesser toute activité publique, ne plus parler de politique et n'être candidat à rien, vous croyez que je vais pouvoir y arriver ?
lundi 1 décembre 2014
Crachats et baisers
Avez-vous vu Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand à la télé aujourd'hui ? Le tout nouveau président de l'UMP, fraîchement élu, recevait à domicile, au siège du parti. Il consultait, comme on dit en politique. Qui ? Les gens qui comptent dans son entourage, notamment les candidats déclarés à la primaire, dont Xavier Bertrand. Voilà donc la raison de leur rencontre.
Qu'est-ce qui m'intéresse, qu'est-ce qui me fascine ? L'un et l'autre se détestent. Sarkozy a dit récemment tout le mal qu'il pensait de Bertrand : "nul", "petit assureur", ingrat, traître, à qui il promettait carrément le martyre, les mines de sel, le bagne ou quelque horreur dans ce genre-là. Bertrand, dans sa riposte, a accusé Sarkozy de n'aimer personne d'autre que lui. Mais aujourd'hui, ils se parlent, ils se serrent la main : à la télé, on dirait les retrouvailles entre deux copains. Sarkozy surtout se montre chaleureux, il caresse presque son adversaire, lui met la main sur l'épaule, le touche, l'enlace. Sarkozy est quelqu'un qui touche beaucoup. C'est peut-être ça le secret du succès en politique : serrer des mains et toucher, être très tactile.
Ma première réaction, devant l'écran, est évidemment négative : hypocrisie, cinéma, arrangement de dernière minute. Mais c'est le lot de la politique. Moi-même, j'ai observé ça, à gauche, au niveau local : on se crache à la gueule et, après, on s'embrasse sur la bouche. Où est la sincérité ? Nulle part, ni dans le crachat, ni dans le baiser : il n'y a que des intérêts, qui varient selon les circonstances, copains aujourd'hui, ennemis demain, à nouveau copains quand ce sera nécessaire, et ennemis quand il le faudra. Voilà la politique, voilà pourquoi je suis incapable d'en faire : mon erreur, c'est ma constance et ma cohérence, dans mes amours comme dans mes haines. Je suis fidèle et rancunier, je ne sais pas faire risette et ravaler mon venin. Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand savent très bien.
Qui a raison, qui a tort ? Ils ont raison et j'ai tort. Car que demande-t-on en politique ? Pas la sincérité, mais l'efficacité. Peu importe l'hypocrisie, pourvu qu'il y ait le rassemblement de tous les talents en vue de la victoire. Et Sarkozy comme Bertrand n'en manquent pas, de talents, au niveau où ils sont arrivés. Crachat un jour, baiser le lendemain, amis ou ennemis, l'essentiel est dans ce qu'on fait, l'important est d'avancer. C'est la grande vertu de la politique, qu'on ne trouve pas toujours dans la vie ordinaire : on passe très vite l'éponge, on pense à autre chose, parce que les énergies sont tendues vers le pouvoir. Chez les grands de la politique, les querelles personnelles s'oublient aussi rapidement qu'elles apparaissent. En revanche, les nains de la politique traînent leurs reproches, cultivent leur bile, ressassent leur haine et se détruisent eux-mêmes.
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