mercredi 8 mai 2013

La part des anges



Chaque année, à cette date, la Municipalité de Soissons me demande d'animer un débat, après la projection d'un film, dans le cadre de la Semaine de l'Europe et de la Citoyenneté. Hier soir, Hervé, du Centre social Saint-Waast, avait fait un choix particulièrement judicieux en retenant "La part des anges", de Ken Loach, qui mêle les genres du drame et de la comédie, le rend tout à fait accessible à un large public. Et la manifestation, au fil des années, réunit des spectateurs de plus en plus nombreux, notamment les plus jeunes (au premier rang, vignette 1). A la fin de la soirée, en discussion avec le directeur du cinéma Le Clovis, l'idée nous est venue d'organiser à demeure un ciné philo à Soissons (vignette 2). Clovis, roi des Francs, et moi, roi des animations philo ? Bon, j'arrête là la comparaison ...

mardi 7 mai 2013

Faire quelque chose



Ciné philo hier soir, avec le documentaire de Vincent Goubet, "Faire quelque chose", des témoignages édifiants d'anciens résistants, et une question qui vaut encore (surtout ?) pour aujourd'hui : pourquoi choisit-on de s'engager alors que tant d'autres ne font rien ? Le réalisateur s'est aussi interrogé sur la pertinence politique (selon lui certaine) du programme économique et social du CNR (conseil national de la résistance). Il n'a pas non plus caché la part obscure, les résistants autoproclamés de la dernière heure, les règlements de compte de l'épuration, le mépris de De Gaulle à l'égard de ses premiers compagnons (en tout cas ressenti comme tel par Serge Ravanel, récemment disparu). Pourquoi s'engager ? Tout simplement pour "faire quelque chose".

Au retour, sur France 2, le hasard m'a fait tomber sur un documentaire consacré à l'histoire du Front national, "Le diable de la République", très bien fait (mais d'une diffusion trop tardive : il y a pourtant utilité publique à voir ce genre de film). Le contraste était saisissant avec ce que j'avais vu juste avant au cinéma : la famille Le Pen, des opportunistes, des aventuriers, moitié escrocs moitié fachos, une honte pour la France quand ces salauds se réclament d'elle alors que des résistants lui ont donné leur vie.

Je comprends qu'on soit de droite, de gauche, d'extrême gauche, du centre, de nulle part ou d'ailleurs. Mais qu'on soit d'extrême droite, je ne le comprendrai jamais. Avant la Seconde guerre mondiale, à la rigueur : je suis prêt à admettre les circonstances atténuantes. Mais après Vichy, le nazisme et l'holocauste, on ne peut plus parler comme Le Pen, on ne peut plus penser comme lui. Et pourtant, des millions de Français sont fascinés par le fasciste et votent pour lui ou sa fille (ce qui pour moi revient au même). Il y a un mystère du vote Le Pen, comme il y a un mystère du mal.


En vignette : Vincent Goubet, au centre, Martine Davion à ses côtés, à la suite de la projection, alors que le débat se poursuit. Prochaine séance du ciné philo, le 03 juin : "Le premier homme", de Gianni Amelio, tiré du dernier roman inachevé d'Albert Camus, résistant de la pensée, lui. Nous commémorerons le centième anniversaire de la naissance de l'écrivain et philosophe.

lundi 6 mai 2013

Le compte y est



Un an aujourd'hui de présidence Hollande : contrairement à ce que disait hier Mélenchon, le compte y est, et très largement ! C'est parce que je suis socialiste que je dis ça ? Eh oui, encore heureux ! Un socialiste est forcément satisfait d'une politique socialiste. Quoique j'ai quelques camarades hésitants, voire critiques. Moi pas : je prends tout en bloc, j'adhère entièrement. Soutien aveugle ? Non, soutien objectif et argumenté. Ecoutez-moi un peu :

Le but, il n'y en a qu'un seul, c'est l'emploi, car le chômage frappe d'abord les couches populaires (les autres, elles arrivent toujours à se débrouiller). Pour relancer l'emploi, il faut relancer la croissance, l'activité des entreprises, notre système de production. Pour ça, le gouvernement a sorti la grosse artillerie : pacte de compétitivité et réforme du marché de l'emploi, qui porteront inéluctablement leurs fruits, assez vite. L'emploi, c'est la première des justices sociales. Mais il y a aussi la solidarité nationale. Ecoutez-moi encore :

Le gouvernement a rétabli la retraite à 60 ans. Pas mal, non ? La taxe sur les plus hauts revenus à 75% a butté sur des réserves constitutionnelles, mais l'idée, d'une façon ou d'un autre, passera. Et puis, il y a toutes ces réformes de société, qui vont changer la vie : les rythmes scolaires, en vue d'une transformation plus globale du système éducatif ; le mariage pour tous, bien sûr ; le non cumul des mandats, pour bientôt.

Y a-t-il des échecs, des renoncements dont on pourrait se plaindre ? Aucun ! Ah oui, il y a des résistances qui empêchent certains projets de se faire, mais le gouvernement n'y est absolument pour rien : par exemple, le vote des étrangers, à cause du Sénat qui bloque (la majorité de gauche est insuffisante). Même en cherchant bien, je ne vois pas en moi une trace de déception, une petite contrariété, un zeste d'hostilité.

Alors, tout va bien ? Non, rien ne va jamais bien tant que la courbe du chômage n'est pas inversée. Mais nous y allons, les outils sont là. Les seuls reproches que je fais dans cette première année du quinquennat, ce sont les fameux "couacs", quand des ministres, des députés ou des responsables du parti ne se montrent pas solidaires. C'est insupportable, et on pourrait vraiment s'en passer ! Je crois aussi que le gouvernement devra songer à élargir sa base électorale en s'ouvrant au centre, puisque Mélenchon nous claque la porte au nez.

Mais, me direz-vous, tout ce mécontentement qui monte, ça ne vous dérange pas ? Non, ça ne me dérange pas. En tout cas, pas plus que ça. Cette insatisfaction me semble même "normale", pour reprendre un terme à succès. Et elle ne préjuge absolument de la suite, pour laquelle je suis assez optimiste (une réélection d'Hollande est envisageable en 2017, contre toute apparence). Pourquoi ? Parce que l'impopularité s'explique d'abord par le contexte historique : le gouvernement est en train d'expérimenter quelque chose qui ne s'est jamais fait en France, une ligne politique qui n'a jamais été tenue, la social-démocratie. La droite libérale est contre, l'extrême droite encore plus ; et la gauche est forcément réservée, ce n'est pas dans ses traditions. Combien y a-t-il de sociaux-démocrates authentiques en France ? Très peu (à Saint-Quentin, il n'y a que moi qui revendique haut et fort cette identité !). Il est donc logique qu'il y ait des doutes et des hésitations. D'un certain côté, tant mieux : Hollande-Ayrault seront jugés aux résultats, et c'est très bien comme ça. Dans un an, nous en reparlerons, et vous verrez : le deuxième anniversaire sera très différent.

Enfin, depuis une quinzaine d'années, la France est entrée dans une société de l'insatisfaction. La droite en a été victime hier, la gauche en pâtit aujourd'hui, mais ça ne préjuge pas de la suite. L'impopularité est culturelle, pas politique. Dans un monde individualiste, on ne voit que son intérêt particulier, on oublie l'intérêt général : du coup, les gens ne sont et ne seront jamais contents. Mais les moments d'élection donnent l'occasion de retrouver l'intérêt général et de s'exprimer par rapport à lui (et pas par rapport à soi). Nous vivons également dans une société de l'urgence : les gens veulent tout, tout de suite, ignorant que la politique n'est efficace que sur le long terme (mais la suite et la fin du quinquennat corrigeront ce défaut de vision).

Enfin, nous vivons dans un monde sans fidélité ni enthousiasme, deux vertus qui sont étymologiquement de nature religieuse (la foi et la divinisation). Il n'y a plus de grands personnages, comme pouvaient l'être de Gaulle ou Mitterrand (surnommé "Dieu" !), qui provoquaient autour d'eux des adhésions très fortes. Hollande est un président "normal" avec des électeurs "normaux", c'est-à-dire qui ont toujours un reproche à faire, tant il est vrai que rien n'est jamais parfait. Mais insatisfaction d'un jour n'est pas insatisfaction toujours ! C'est comme les commerçants à Saint-Quentin : jamais contents de la Municipalité de droite mais votant toujours pour la Municipalité de droite ! Allez, François, Jean-Marc et tous les autres, continuez, courage et fierté : bon anniversaire de gouvernement !

dimanche 5 mai 2013

Les outils et le balai



J'étais cet après-midi à Paris, par hasard de passage du côté de la Bastille, où j'ai croisé pas mal de manifestants Front de gauche avec leur balai : non, franchement, chez moi ça ne passe pas. L'objectif de leur rassemblement, c'était de dénoncer "l'austérité". Quelle austérité ? La politique de la France n'a strictement rien à voir avec ce qui se passe en Espagne, en Grèce ou ailleurs. L'austérité, c'est quoi ? Baisser les salaires, supprimer des emplois publics, diminuer les retraites. Que fait le gouvernement Hollande-Ayrault ? Il ne touche pas aux salaires, il crée de l'emploi public quand il le faut (60 000 postes dans l'Education nationale), il consolide le système des retraites (maintien du départ légal à 60 ans). Où est "l'austérité" là-dedans ? Uniquement dans les fantasmes de Jean-Luc Mélenchon ...

Que propose le Front de gauche ? "La VIe République" (c'était le mot d'ordre du défilé). Tu parles d'un objectif ! Je ne crois vraiment pas que les Français attendent de la gauche un débat institutionnel sur un changement de régime ! Ce qui les préoccupe, c'est l'emploi, le pouvoir d'achat, le logement, la santé, l'éducation de leurs enfants, pas de savoir s'il faut adopter une nouvelle Constitution. La VIe République, c'est la proposition bateau de ceux qui rament à trouver une issue politique à leur vain combat. Le plus rigolo, c'est que Mélenchon aspire à devenir Premier ministre de Hollande ! Alors ça, ce n'est plus la VIe mais carrément la IVe République, qui se prêtait parfois à ce genre de combinaison : un "révolutionnaire" qui cohabite tranquillement avec un social-démocrate qui aurait fait appel à lui ! C'est n'importe quoi ...

Mélenchon n'est d'ailleurs pas le seul à dérailler au Front de gauche. De retour de Paris, j'ai lu, dans le Courrier picard d'aujourd'hui, les propos qu'a tenus Clémentine Autain de passage à Amiens. Ecoutez, c'est renversant : "L'alternance de François Hollande est sans doute l'alternance de trop". Oui, vous avez bien lu (et elle se prétend de gauche !). Mais il y a pire, ceci : "Comme je ne vois pas de différence entre la politique de Sarkozy et celle de Hollande, après tout, pourquoi l'UMP et le PS ne gouverneraient-ils pas ensemble ?" Stupéfiant, non ? Je vais vous dire : Mélenchon et Autain insultent le PS et se moquent du monde, tout simplement. Et je m'en désole. Je ne demande à personne d'adhérer béatement à ce que fait le gouvernement. Mais là, les critiques, stupides, insensées, gratuites, dépassent les bornes.

Une mauvaise journée ? Pas du tout, puisque j'ai terminé devant ma télé, ce soir, en regardant Jean-Marc Ayrault. Solide, sérieux, constant et cohérent, oui, c'est vraiment le chef de gouvernement dont nous avons besoin. Bon, quand on n'est pas social-démocrate, je comprends qu'il ne plaise pas. Mais moi, ça me convient tout à fait. Et puis, la solidarité est totale entre le président de la République et son Premier ministre, et ça, c'est essentiel dans cette Ve République que Mélenchon veut abroger pour la remplacer par on ne sait quoi (les institutions du Venezuela, peut-être, puisqu'il en est grand admirateur ?).

Le choix est simple : soit les adeptes de la "boîte à outils", qui sont en train de donner à la France les moyens de la croissance et de l'emploi dans la justice sociale ; soit les partisans du "balai" qu'on brandit et qu'on agite en déplaçant beaucoup d'air et de poussière, en préconisant le grand ménage à défaut de la grande révolution. Il y a en moi du sang d'ouvrier et pas de domestique : je préfère les outils au balai.

samedi 4 mai 2013

On ne lâche rien !



C'est assez singulier : deux manifs totalement différentes, et même opposées, vont se dérouler à Paris ce dimanche derrière un slogan identique, "On ne lâche rien !". D'un côté les anti-mariage homo, qui ne désarment pas malgré le vote de la loi, de l'autre le Front de gauche, très remonté contre la politique social-démocrate du gouvernement.

On ne lâche rien ? Ce slogan m'est totalement étranger. Je ne l'ai jamais prononcé pour quoi que ce soit, je n'y pense même pas. Pourquoi ? Parce que je considère que c'est un mot d'ordre obtus, fanatique, irréaliste. C'est tout le contraire de l'ouverture, de la négociation, du compromis qui sont chers à ma culture social-démocrate et à ma pratique de vie. "On ne lâche rien", c'est le cri de ralliement des partisans du rapport de force. Et qui débouche sur quoi ? A force de ne "rien lâcher", ils perdent tout. Mélenchon ne sera jamais Premier ministre (quelle lubie, quelle folie !), les anti-mariage pour tous ne verront même pas la loi honnie d'eux abrogée lors d'un éventuel retour de la droite au pouvoir. "On ne lâche rien !" c'est le cri de rage des impuissants, c'est une clameur de défaite et de désespoir.

En bonne politique républicaine, il faut lâcher d'un côté pour gagner de l'autre, savoir transiger, chercher si possible une formule de consensus, pratiquer le donnant-donnant (que Ségolène Royal avait rebaptisé le "gagnant-gagnant"). Quand deux parties s'affrontent en démocratie, ce n'est pas le combat du bien et du mal, de la lumière contre les ténèbres, mais des points de vue différents qui débattent, qui essaient éventuellement de s'accorder, qui donnent au peuple le soin de trancher. Lâcher du lest (comme on le dit d'une montgolfière), ce n'est pas se compromettre, c'est s'élever.

Attention, je ne mets pas les deux manifestations de demain sur le même plan : Mélenchon conteste la politique actuelle, c'est son droit, il fait son travail de militant mais je n'adhère pas à sa radicalité. Il n'empêche que cet homme et son mouvement sont de gauche, ont appelé à voter Hollande l'an dernier et méritent donc, à ce double titre, d'être écoutés. En revanche, les adversaires du mariage homo s'opposent à une loi qui vient d'être votée, qui ne pourra être remise en cause que par une autre majorité, qui ne devrait donc souffrir, du point de vue des principes juridiques et de l'esprit républicain, d'aucune contestation (pour ma part, je n'ai jamais dans ma vie militante manifesté contre une loi que la représentation nationale venait d'adopter).

A ceux qui s'écrient "On ne lâche rien !", je conseille de se relâcher un peu, cool et zen, en leur rappelant que la passion politique, qui est une très belle chose, n'exige pas l'intransigeance mais au contraire le discernement et l'esprit de composition.

vendredi 3 mai 2013

Des places à prendre



La politique, ce sont des convictions, des stratégies, des alliances mais aussi des places à prendre. Ce dernier souci, qui n'est pas déshonorant, n'exclut pas les idées, mais il les relativise. On a aussi tort de croire que la politique, c'est forcément la recherche de la victoire. Non, car celle-ci n'assure pas forcément qu'on aura une place, tant elle devienne chères quand on gagne. En revanche, des rentes sont possibles dans la défaite. C'est un jeu assez subtil de positionnement personnel, vieux comme le monde. La seule réalité tangible en politique, c'est bien celle-là : quoi qu'il arrive, il y a des places à prendre, à se partager. La victoire, c'est un objectif incertain, tant la défaite est hélas beaucoup plus fréquente. Même quand la place est dérisoire et parfois minable, elle est toujours bonne à prendre : c'est un investissement pour l'avenir. Une place, en politique, ça ne se refuse pas.

Ma réflexion est encore plus vraie dans un scrutin de liste, où les premières places sont gagnantes, y compris quand on est perdant. C'est le jackpot. Les élections municipales en sont l'illustration. Une place à prendre, c'est une case à remplir, comme dans un formulaire administratif. Ce qui compte, ce n'est pas tant la personne que l'étiquette : l'astuce, c'est de trouver la bonne qui vous permettra d'occuper la case. Par exemple, à Saint-Quentin, c'est de cette façon qu'un individu aussi bouffon qu'Antonio Ribeiro a pu s'imposer, les mains dans les poches. La place à prendre, c'était celle étiquetée "MRC", vide après la défection de Freddy. Le vide attire le vide : c'est ainsi que Ribeiro s'est trouvé parmi les premiers, alors qu'il venait de la planète Mars.

Pour l'an prochain, même cinéma : des places à prendre, qui y va ? Stéphane Monnoyer ne présentera pas de liste autonome, il en est incapable et tout le monde le sait. Il fait donc habilement semblant, en espérant une place à gauche. Stéphane est présent dans les réunions socialistes, n'en dit pas trop, se montre aimable, grogne contre XB pour prouver qu'il est des nôtres, pour présenter des gages de bonne foi : c'est le métier qui rentre, ce petit a ses chances, comme Ribeiro en son temps.

Mais il y a des places qui sont fléchées sans avoir encore de prétendants attitrés. Je vois, dans le genre, une belle niche à prendre, avis aux amateurs : c'est la case "PRG", poste vacant à Saint-Quentin. Le premier gus qui sortira de sa poche une carte de ce parti, allié fidèle du PS, figurera en bonne place et se fera élire sans avoir rien à faire. Mon petit doigt me dit que de ce côté-là pourrait se reproduire une nouvelle affaire Ribeiro, avec changement de titulaire bien sûr. Il faudra être très attentif à qui va pointer le bout de son nez dans les prochaines semaines. Des radicaux de gauche venant de la planète Mars, c'est dans l'ordre du possible.

A droite aussi, il y aura des places à prendre. Mais là, c'est un peu différent : la liste est blindée d'avance, avec un boss qui ne permettra pas les élucubrations. Je ne pense pas que des extra-terrestres telles que Ribeiro, Monnoyer et compagnie soient concevables dans la droite saint-quentinoise. Quoique ... J'ai lu, dans L'Union de lundi dernier, que Frédéric Alliot rejoignait Xavier Bertrand, en adhérant à un club, le Nouveau Siècle, dont je suppose que le siège social est sur la planète Mars, tant cette micro-structure est inconnu du monde politique. Allez savoir si ça ne prépare pas une future place à prendre quelque part (qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse, l'ivresse du pouvoir bien entendu). Je rappelle qu'Alliot est censé être de gauche, comme Ribeiro était censé être MRC.

Ce qui est certain, c'est qu'il y aura des places à prendre sur la liste de Xavier Bertrand, qui va forcément renouveler en profondeur l'équipe actuelle et poursuivre l'ouverture à gauche, qui avait si bien réussi à Pierre André en 2001 et 2008. Dans une ville sociologiquement de gauche, où François Hollande a fait l'an dernier un excellent score, c'est plutôt recommandé. Ce ne sera pas, à la différence de la dernière fois, une ouverture à des militants (au PS, il n'y a plus rien sur l'os) mais à des personnalités progressistes de la société civile. J'ai quelques noms en tête, mais je ne veux compromettre personne ni faire échouer les tentatives d'exfiltrations.

Et moi dans tout ça ? Vous me connaissez, des places à prendre, ce n'est pas mon genre, je méprise. Une seule chose m'intéresse en politique : la victoire, c'est-à-dire la bagarre. Mais une place quelque part, non, surtout pas. Ce sera la tête de la gauche ou rien du tout. Et ma liste ne comportera aucune place à prendre ou à vendre : je ne veux pas me retrouver à traîner une batterie de casseroles ou un étalage de cageots, c'est-à-dire un aller simple pour la défaite.

jeudi 2 mai 2013

Psy show



"Avons-nous vraiment besoin de psychologues ?", c'était le sujet de ce soir au café philo, avec en vignette une partie de l'assistance. Prochaine séance le 06 juin : "A quoi servent les symboles ?" En attendant, ce sera lundi prochain le ciné philo, avec la projection du documentaire "Faire quelque chose", consacré aux anciens Résistants et au thème de l'engagement, en présence du réalisateur.